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#603 : Praeceptores

De retour de Bretagne, Servius présente Merlin à Arturus. Manilius, toujours recherché, est dénoncé par Verinus. Arturus rencontre pour la première fois Aconia Minor, en charge de son éducation.

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Première diffusion en France
17.10.2009

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Casting de l'épisode

Alexandre Astier ... Arturus
Lionnel Astier ... Léodagan de Carmélide
Jean-Marc Avocat ... Titus Nipius Glaucia
Anne Benoît ... Drusilla
Jackie Berroyer ... Pellinor
Lou Bonetti ... Licinia
Valeria Cavalli ... Aconia Minor
Jacques Chambon ... Merlin
Patrick Chesnais ... Lucius Sillius Sallustrius
Jonathan Chiche ... Caius Papinius
Marion Creusvaux ... Julia
Pascal Demolon ... Spurius Cordius Frontinius
Audrey Fleurot ... La Dame du Lac
Frédéric Forestier ... Aulus Milonius Procyon
Anne Girouard ... Guenièvre
Michelle Goddet ... Acheflour
Tcheky Karyo ... Manius Macrinus Firmus
Eddy Letexier ... Hoël d'Armorique
François Levantal ... Publius Servius Capito
Stéphane Margot ... Calogrenant de Calédonie
Duncan Martin ... Yvain jeune
Emmanuel Meirieu ... Appius Manilius
Philippe Nahon ... Goustan de Carmélide
Manu Payet ... Verinus
Franck Pitiot ... Perceval de Galles
François Rollin ... Loth d'Orcanie
Bruno Salomone ... Caius Camillus
Joëlle Sevilla ... Séli
Jordan Topenas ... Lucius Falerius
Valentin Traversi ... Ketchatar d'Irlande
Loïc Varraut ... Venec
Marthe Villalonga ... Nonna

Dans les rues de Rome, Verinus et Venec se disputent violemment sur les produits proposés par Venec. Le brigand a décidé de vendre des citrons, spécialité de Verinus dans cette même rue depuis plus de dix ans… Verinus menace d’appeler la milice, car il est un spécialiste de la délation, et Venec lui rétorque que champion ou pas, il vend toujours les mêmes produits pourris depuis dix ans. Pour le marchand il n’y a pas de mal à être un honnête commerçant, ce qui n’est certainement pas le cas de tout le monde: Verinus accuse Venec de vendre des produits volés, et les deux hommes en viennent aux mains. La foule les sépare et appelle la police.

Arturus est étendu sur son lit et ses amis sont effarés: quand on est centurion, on glande? Le jeune homme répond qu’il a un rendez-vous, mais il ne sait pas pour quelle raison on veut le voir. Les autrs soldats élaborent alors de folles théories, à son grand agacement. C’est ce moment que choisit Viviane pour apparaître à Arturus, qui est effaré. Le jeune homme quitte la pièce sous le regard inquiet de ses amis.

Arturus s’est installé face à un âtre et prie Mars en silence. Viviane réapparaît et l’observe. Arturus lui reproche de débarquer sans prévenir à chaque fois qu’il est en groupe, et la fée s’excuse, elle a souvent des contretemps. Le jeune homme pose à la fée des questions à lesquelles il n’obtient que de vagues réponses, et lui avoue ne se rappeler de rien. C’est la raison pour laquelle Viviane souhaite lui parler, car elle a beaucoup de choses à lui expliquer, mais Arturus doit partir. La Dame du Lac est agacée car il veut attendre le soir, mais le soir il sera aussi occupé. Pour comprendre ce qui lui arrive, ils doivent parler, et vite. Arturus s’agace, il n’est que centurion et doit obéir aux ordres: cela fait bien rire la fée, car bientôt les choses seront différentes pour lui. Arturus est ébahi. Il entend soudain du bruit derrière lui, et fait signe à Viviane de partir. Cette dernière disparaît dans une poussière argentée.

Arturus rejoint Servius sur la grande place de Rome. Ce dernier lui présente Merlin, qu’il reconnaît avec stupéfaction après vingt ans d’absence… Les deux hommes sont émus et choqués, et Arturus apprend son vrai nom, Arthur. Servius demande au jeune centurion de faire visiter la ville à Merlin, qui lui en dira plus sur son pays natal. Il doit aussi se rendre à midi à la villa Aconia, propre et présentable, et ne pas poser trop de questions. Servius s’en va, laissant derrière lui un Arturus désemparé et un Merlin suspicieux. Le druide souhaite visiter les monuments romains, et boire un coup.

Cordius fait son rapport à Macrinus: apparemment, les troupes de Carmélide marchent sans chef, et on ne sait pas dans quel sens ils vont… Ça ne ressemble pas vraiment à une attaque, ni à grand chose en fait… Les espions sont déstabilisés. Macrinus remercie Cordius, qui tente de lui en dire plus, mais il se fait congédier par un général épuisé.

Loth rentre en trombe dans la tente des chefs de clan. On lui a demandé de venir aider à commander une bataille, mais tout le monde mange… Loth est outré, d’autant que Calogrenant lui reproche d’être en avance… Guenièvre, Léodagan et Goustan s’engueulent pour des futilités, et Loth songe à repartir chez lui. Léodagan est contre, car il expose le plan! Cependant, tout le monde l’interrompt en y allant de son petit commentaire sur les termes employés. On apprend notamment que les chefs de clan envoient Ketchatar se battre contre les Romains, et lui fournissent des hommes, mais ne se salissent pas eux-mêmes les mains… Un pigeon dépose un message, qui informe les présents que Ketchatar n’est toujours pas arrivé sur le champ de bataille. Il devrait pourtant être là depuis au moins trois heures! Loth décide donc de partager le repas de ses compères…

Merlin admire longuement chaque monument de la place de Rome, au grand désespoir d’Arturus. Le druide critique son protégé, qui vit à Rome chaque jour sans se rendre compte de sa magnificence! Il n’est pas pressé de parler de la Bretagne, et exaspère Arturus, qui doit le quitter pour se rendre à son rendez-vous. Il laisse en plan le barbu, ce qui vexe profondément ce dernier, qui part dans une diatribe enflammée sous les yeux ébahis d’Arturus.

Verinus est tenu fermement par deux gardes, et menace Venec de représailles. Ce dernier semble avoir des arrangements avec la milice, et se moque de Verinus. Ce dernier est emmené par la milice sous les exclamations de la foule, et le brigand en profite pour lui voler ses clients.

Arturus rentre dans la Villa Aconia et salue plusieurs gardes dans les couloirs, il est très mal à l’aise face au luxe qui l’entoure. Il est sermonné par Drusilla pour être arrivé en retard et en uniforme, et il lui explique que s’il s’était changé, ça aurait été pire. La servante part chercher sa maîtresse et Arturus reste un certain temps seul dans la pièce, ce qui lui permet de l’examiner sous toutes les coutures. Lorsque Aconia se présente enfin, elle se montre glaciale, et lui demande s' il a faim. Déboussolé, le jeune homme avoue avoir toujours plus ou moins faim, et se voit offrir à manger. Il reviendra demain pour le reste. Perdu, il demande la raison de sa venue, et Aconia lui explique qu’elle va lui apprendre l’algèbre, et la philosophie, mais qu’aujourd’hui il mange. Elle part, laissant Arturus complètement perdu et pensif.

Macrinus trouve Cordius en train de discuter avec les espions dans une tente. Il s’agace, car il a demandé à son second de venir lui apporter le rapport immédiatement. Ce dernier lui explique alors qu’apparemment les Vandales tentent une percée par l’ouest… Sauf que les Vandales ne viennent jamais de l’ouest. Macrinus quitte la tente sans un mot.

Léodagan, Loth et Calogrenant examinent une carte. Le roi de Carmélide est furieux, pourquoi est-ce que les Vandales viennent attaquer ses troupes le jour où il s’en prend aux Romains? Calogrenant lui rappelle alors sèchement que la plupart des soldats viennent de Calédonie. La situation est catastrophique: les Vandales vont attaquer les troupes de Léodagan par devant, et les Romains vont réaliser une seconde attaque par derrière. Et Ketchatar n’est toujours pas arrivé…

Arturus ramène de la nourriture à ses amis. Ces derniers s’extasient sur sa qualité, et Manilius titille Arturus pour qu’il lui dise où il l’a trouvée, mais il ne veut pas répondre. Il s’agace, car ses amis ne le remercient pas, et demandent aux filles pourquoi elles ne le font pas elles-mêmes, puisqu’elles ne sont pas recherchées. Julia et Licinia lui avouent alors avoir peur, car leur visage est maintenant connu par la garde: de plus, elles n’ont plus d’argent. Arturus explique alors qu’on lui a servi à manger à la Villa Aconia, et qu’il en a ramené à ses amis. Gênés, ils le remercient, et mal à l’aise, Arturus finit la conversation.

Verinus est interrogé par Glaucia et Procyon sur l’endroit où se cache Manilius, et joue avec leurs nerfs. En venant déposer une collation, Caius réalise que Verinus est sur le point de parler, et court prévenir Falerius. Les deux hommes se mettent alors à la recherche d’Arturus, qui est le seul à savoir où se cache son ami. Ils le cherchent partout, jusque dans le dortoir des soldats, sans succès.

Arturus prie Mars et est interrompu par Viviane. Une discussion s’engage alors sur le royaume de Logres, dont Arturus ne sait rien. Il apprend notamment que son père est mort (mais n’avait pas d’espoir particulier), et que le royaume est actuellement sans roi. Il s’interroge alors sur l’ennemi qu’affrontent les Romains, et Viviane lui rappelle froidement qu’il ne l’est pas… Une guerre permanente a lieu entre les chefs de clan pour diriger, c’est à qui gueule le plus fort. On se trouve donc face à une impasse, et Arturus demande à Viviane si quelqu’un ne pourrait pas coordonner les chefs de clan. La fée est amusée, c’est la raison pour laquelle on l’a envoyée le chercher. Arturus est dépassé.

Ketchatar débarque dans la tente des chefs de clan: ses troupes l’attendent dehors. Léodagan est furieux, il lui avait demandé d’aller à la sixième marche du mur d’Hadrien. Les Calédoniens sont actuellement seuls pour faire face aux Vandales et aux Romains, et le ton monte, car Ketchatar doit faire manger ses hommes… Seulement il n’y a pas assez de fèves pour tout le monde. Ils se nourriront donc plus tard, et Calogrenant ironise sur ses hommes qui sont en train de se manger une défaite cuisante…

Arturus et Viviane discutent d’Excalibur. Le jeune homme a peur de ne pas réussir à la retirer, mais normalement, il n’a aucune raison d’échouer. Cependant, il se demande si c’est une bonne idée de gouverner avec les chefs de clan, vu leur caractère, et la Dame du Lac lui explique que sans eux, il ne pourra rien fédérer. Afin de ne pas reproduire la corruption romaine, Arturus décide de laisser le peuple breton prouver sa valeur. Il gouvernera avec les chefs, mais aussi avec des hommes qu’il aura choisi.

Arturus observe Rome depuis le Colisée, et réfléchit. Il descend les marches les unes après les autres, balaye les environs du regard, et part.

Verinus tente d’expliquer à Procyon où se trouve Manilius, mais ce dernier ne comprend rien à la carte qui se trouve devant lui. Glaucia demande à son second d’enfermer le marchand le temps qu’ils aillent arrêter Manilius, et Procyon répond que pour l’arrêter il faudrait déjà savoir où il est. Verinus demande qu’on lui envoie quelqu’un d’autre, et Glaucia semble amusé.

Glaucia et Procyon sont convoqués par Servius et Sallustius. On leur explique qu’ils peuvent faire ce qu’ils veulent de Manilius, mais qu’ils ont interdiction de toucher Arturus, car César a de grands projets pour lui. Désobéir serait faire du tort à César. Les sénateurs congédient ensuite les deux brutes, qui sont sonnées.

Arturus et Merlin discutent des capacités des druides et des créatures bretonnes. Arturus semble assez déçu par ce que lui dit Merlin, et semble réaliser que la Bretagne est un autre monde comparé à Rome. Soudain il aperçoit Manilius, enchainé, et amené en cellule par quatre soldats de la milice urbaine. Ce dernier demande à Arturus qui l’a dénoncé, mais son ami n’en sait rien. Deux des soldats évoquent alors le nom de Verinus, au grand déplaisir de leur chef, qui semble en vouloir à Arturus du coup à la glotte qu’il lui a asséné… Il ne peut rien faire puisqu’il est protégé, mais promet de se venger. Arturus soutient son regard, très calme. Le groupe part, et Merlin questionne le jeune homme sur les individus qu’il vient de voir. Ce dernier semble cependant ailleurs. Il doit se rendre à la Villa Aconia, et laisse un peu de sous au druide afin qu’il puisse s’amuser le temps qu’il revienne. Merlin paraît déçu, et très inquiet pour Arturus.

Cordius explique à Macrinus que les Bretons ont cessé de s’en prendre aux Romains: ils préfèrent attaquer les Vandales qui les coursent par derrière. Le second est vexé: en vrai, les Bretons s’occupent d'eux quand ils en ont le temps. Macrinus lui dit de foutre le camp.

Léodagan et Ketchatar se disputent: pourquoi est ce que le nouveau roi de Carmélide aurait demandé à celui d’Armorique de venir combattre les Romains chez lui, puisqu’il n’y en a pas! Ketchatar s’agace, on lui demande de venir, il vient, il ne réfléchit pas à ce point-là… Léodagan est fou de rage, et Séli s’énerve, elle en a ras-le-bol des cris. Calogrenant reçoit un message, et le lit. Les Romains sont rentrés chez eux, et les Calédoniens demandent à revenir au camp, car les Vandales ont renoncé à attaquer. Ils se sont engueulés avec leur nouvel éclaireur, Galessin… Qui n’est autre que le bras droit de Loth. C’est la raison pour laquelle les Vandales attaquaient par l’ouest, l’Orcanie étant de ce côté. Léodagan flaire l’embrouille, et semble sur le point de pulvériser Loth, qui se lance alors dans un long discours sur sa peur d’aimer. Léodagan revient avec une arme: il veut bien pardonner Loth, mais ce dernier doit tout de suite arrêter de parler. Tout le monde fixe le roi de Carmélide, et le silence est pesant.

Arturus vient à la villa Aconia pour une nouvelle leçon, et se fait encore une fois tacler par Drusilla sur sa tenue et son retard. Aconia débarque dans la pièce, et lui demande de se déshabiller: aujourd’hui il va apprendre à se laver, et à se tenir propre. Arturus se met en colère, car on ne lui explique rien sur sa présence ici, et il ne vient pas pour se laver! On ne lui laisse cependant pas le choix, et furieux, il est forcé de laisser son uniforme à Drusilla, et de se déshabiller sans pudeur.

Glaucia nargue Manilius, enfermé dans sa cellule, et lui promet les lions. Licinia et Julia viennent le voir, et Glaucia se moque aussi d’elles. Il tente un rapprochement physique avec Julia, qui s’écarte, et part en riant. Les deux femmes expliquent à Manilius qu’Arturus n’a pas pu venir car il est occupé, le mettant en colère.

Glaucia a l'appétit coupé, et fulmine contre Sallustius, qu’il espère voir mangé par les lions un jour. Procyon lui répond que ça ne risque pas d’arriver, car il est le protégé de César, et il dirige presque l’Empire. Si en plus il arrive à arrêter la guerre en Bretagne, il sera acclamé. Glaucia, lui, dirige la milice urbaine, la milice la plus inutile de tout l’Empire. Glaucia menace de le frapper, et décide, délirant, d’arrêter la guerre en Bretagne par ses propres moyens. Persuadé qu’il suffit d’acheter le roi de Carmélide avec de l’argent, il demande à Procyon de l’inviter à Rome. Quand il arrivera, Glaucia aura réuni une belle somme. Il romanisera le roi de Carmélide,  et il sera acclamé… Il montera en grade! Il ordonne à Procyon de lui écrire maintenant, au grand déplaisir de ce dernier, qui n’a pas fini de manger…

Arturus retrouve un Merlin complètement soûl, qui veut le bourrer à son tour. Il se fait dessoûler brutalement par le futur roi, qui lui demande de retourner en Bretagne, et de colporter un message: tous ceux qui réussiront un fait d’armes brillant gouverneront aux côtés du futur roi. Merlin va devoir parcourir tout Logres, à son grand effarement. Arturus veut gouverner avec les meilleurs éléments: au vu de la tête que fait Merlin en entendant ça, il risque d’être déçu... 

Léodagan lit une missive, au grand agacement de sa femme, qui veut dormir. Il lui explique qu’ils sont invités à Rome, Séli est choquée d'être  aussi invitée. Léodagan ironise que les Romains doivent les penser unis. Irritée, Séli insiste pour s'y rendre au cas où on leur propose une bonne offre, laissant son mari pensif. Yvain entre alors dans la chambre du couple royal, et son père s’agace, ce n’est pas la première fois. Séli défend son fils, qui a peur de dormir seul. Léodagan se penche alors sur Yvain et lui fait peur avec une expression menaçante. Il ricane méchamment.

Merlin explique au père de Perceval le but de la quête d’Arturus, mais Pellinor ne comprend pas son objet. Le druide est désespéré, il essaie de lui faire comprendre de quoi il s’agit depuis une demie-heure. Nonna sort alors de la maison et se moque, le druide va avoir du mal à lui faire avaler ça en une seule fois. La femme de Pellinor le défend, et Nonna s’agace encore plus. Pellinor et Acheflour continuent de questionner le druide sur des choses qu’il a déjà expliquées, et le père de Perceval sort des propos plus incohérents les uns que les autres. Il décide de son côté de faire une enquête, pendant que Merlin poursuivra sa quête, quelle qu’elle soit. On entend soudain la grand-mère de Perceval s’énerver contre son petit-fils, car il ne reste pas à table pour manger les beignets qu’elle lui a préparés. Perceval sort alors de la maison, et annonce au druide qu’il va le faire lui, partir à l’aventure! Tout le monde le dévisage. Merlin semble dépité.

Rues de Rome. Étal de Verinus.

Verinus : Non mais je rêve ou y a un peu de foutage de gueule là ?

Venec : Dis donc?Tu l'as achetée la rue ? Non?Hé ben tu me lâches t'es gentil. (a installé un étal en face de celui de Verinus)

Verinus: Hé attend il sort d'où lui ? Ça fait dix ans que je vends dans cette rue moi !

Venec: Hé bah justement y en a marre. Place aux jeunes ! (hurle à la cantonade)

Verinus: Tout à l'heure quand t'as installé ton merdier je t'ai rien dit tu l'as vu. Et maintenant qu'est que monsieur met sur sa planche?!Des citrons. (montre ses citrons)

Venec: Qu'est-ce t'a contre le citron?T'es allergique ?

Verinus: Non. C'est aux trous du cu que je suis allergique. Les citrons c'est moi qui les vends.

Venec: Ah parce que c'est des citrons ah pardon heu... Bah comme ils sont tous petits et pis tous pourraves je croyais que c'était des pruneaux.

Verinus: Bon allez vous allez me foutre le camp là parce que je vais appeler la milice.

Venec: Vala. Appelle là ta milice ils vont bien se marrer. (lance un citron dans les airs)

Verinus: Hé bah je serais toi mon pote je ferais un peu moins le mariole ! Parce que je te garantis que j'ai le bras long. J'ai dix ans de délation derrière moi. Si je les appelle ils radinent direct !

Venec: Ouais et à quoi il te sert ton bras long?Tu vends toujours des merdes dans la rue.

Verinus: Moi je suis commerçant moi ! Y a pas de honte hein.Mes produits je les achète honnêtement moi. Tout ça c'est honnête (englobe son étal d'un geste de la main) et à mon avis c'est pas le cas de tout le monde.

Venec: De quoi ? (furieux)

Verinus: Ouais t'as très bien compris va. Avec ta petite tête de contrebandier là tu vas pas me faire croire quand même que tout ça là c'est pas des citrons piqués ça?Tu les as trouvés où  tes citrons ? (Venec est pris sur le fait)

Venec: Dans ton cu.

Verinus: Ah ouais ? (ils se jettent l'un sur l'autre et sont séparés par la foule)

 

GENERIQUE

 

Caserne. Caius réalise que Arturus est allongé sur son lit, les yeux fermés.

Caius : Alors c'est comme ça, quand on est centurion, on glandouille ?

Arthur: Non mais j'ai des trucs à faire mais c'est plus tard.

Papinius : Plus tard?Pourquoi tu vas pas à l’entraînement alors ?

Arthur: Parce que ça me gonfle. Honnêtement, vous auriez le moyen d'y couper vous y iriez vous peut-être ?

Papinius&Falerius : Bah ouais ! (ils se regardent et sourient)

Caius: Et c'est quoi tes trucs à faire ?

Arthur: Bah chais pas ils m'ont pas dit.

Caius: Oh l'autre hé il est en mission secrète... (tout le monde rit)

Arthur: Mais c'est vrai! J'ai un rendez-vous mais chais pas ce que c'est.

Falerius : Ils vont peut-être te faire faire un sale truc.

Papinius : Parait que c'est souvent ça pour les trucs dangereux ils prennent un jeune gradé et hop ils l'envoient au casse-pipe !

Arthur: (souffle) Arrêtez vos conneries...

Caius: Bon alors du coup tu restes au plumard quoi.

Arthur: Bof... Ouais. (Soudain, la Dame du Lac apparaît et Arthur se redresse brutalement. Il pousse également une exclamation effrayée.)

Caius: Qu'est-ce qui t'arrive t'es malade ?

Viviane: Vous avez un petit moment cette fois ?

Arthur: Heu, non ça va. Faut que heu... Faut que j'aille me promener. (il se lève et quitte la pièce sous le regard ébahi de ses amis)

Caius: Il l'a pris mal, non ?

***

 

Arthur s'est installé face à un âtre et prie en silence.

Viviane: C'est Mars que vous priez ? (Le jeune homme lui jette un bref coup d’œil, avant de reporter son attention sur l'âtre. Il attend quelques secondes avant de parler.)

Arthur: Sans rire, pourquoi est-ce que vous attendez pas que je sois tout seul pour venir ?

Viviane: Bah... Je sais mais j'ai souvent des contretemps.

Arthur: C'est vous qui vous occupiez de moi quand j'étais petit c'est ça ?

Viviane: Oui, enfin entre autre.

Arthur: Et pourquoi est-ce que vous revenez maintenant ? Pourquoi est-ce qu'on me reparle de la Bretagne tout d'un coup ?

Viviane: (brusque) Parce que c'est le moment. C'est comme ça.

Arthur: Je vous préviens je ne me souviens presque de rien.

Viviane: (sourit) Pourquoi vous croyez que je suis là?J'en ai des choses à vous dire.

Arthur: Oui mais le truc c'est que j'ai pas le temps moi il faut que je me tire.

Viviane: Bah quand alors ?

Arthur: Je sais pas moi ce soir.

Viviane: Oui bah ce soir vous aurez encore quelque chose à faire.

Arthur: Hé bah ce soir tard quand j'aurai fini mes trucs à faire.

Viviane: Il faut qu'on parle vite. Sinon vous comprendrez jamais ce qui vous arrive.

Arthur: Mais je suis d'accord mais moi je suis centurion dans l'armée romaine. Alors quand on me donne des ordres je dois les suivre c'est tout.

Viviane: Centurion dans l'armée romaine... (sourit)

Arthur: Hé bah quoi ?

Viviane: C'est comme les prières à Mars. Dans pas longtemps ce sera loin derrière vous tout ça.

Arthur relève la tête et la dévisage, ébahi. Soudain il entend du bruit et fait signe à Viviane de partir. La fée disparaît et ne laisse derrière elle que des éclats de poussière argentée.

 

***

 

Quelques minutes plus tard, Arthur rejoint Merlin et Servius sur la grande place de Rome.

Merlin: Houlàlà ! Ah bah non je l'aurais pas reconnu.

Servius : Et pourtant c'est lui. Regarde Arturus le voilà ton barbu.

Arthur: … Merlin ?

Merlin: Tout juste ! Ah quand même se souvenir de mon nom presque vingt ans après, ça, ça me fait quelque chose.

Arthur: Comment ça se fait que vous êtes là ?

Servius : L'intelligence romaine mon petit pote. Tu dis Merlin, on te le retrouve aussi sec. Même au fin fond du trou de balle du monde.

Merlin: Vous voulez dire que la Bretagne c'est le fin fond du trou de balle du monde ?

Servius: Oui. Alors le programme : Arturus tu vas faire visiter la ville à ton ami, qui en profitera pour te parler de ton pays natal.

Arthur: Quoi ?!

Merlin: Arturus c'est comme ça que vous l'appelez ?

Servius: C'est pas comme ça qu'il s'appelle ?

Merlin: Non, il s'appelle Arthur.

Servius: Arthur ?

Arthur: Arthur ?!

Servius: C'est quoi comme nom ça ?

Merlin: C'est le nom que sa mère lui a donné.

Arthur: Ma mère ?

Merlin: Oui. Arthur Pendragon le nom de son père.

Arthur: Mon père ?

Servius: Vous, vous avez sûrement des millions de choses à vous dire hein, prenez votre temps. Je vous demande deux secondes, faut que je dise un mot au gamin.

Merlin: (lève les mains) Faites. (Servius pose une main sur le dos d'Arthur et fait quelques pas avec lui.)

Arthur: Heu ouais vous êtes sûr qu'il faut que je fasse le guide touristique là ?

Servius: Oui. Et puis il faut que tu te grouilles parce qu'à midi, t'as rendez-vous villa Aconia.

Arthur: Villa quoi ?

Servius: Fais pas comme si tu te souvenais pas. C'est là où t'as fracassé la tête de Glaucia.

Arthur: … Ah. Oui non mais je savais pas que ça s'appelait Villa... Aconia, pourquoi est-ce qu'il faut que je retourne là-bas ?

Servius: Tu, tu verras. Seulement tu fais bien attention hein. Tu te pointes pas chez les bourgeois n'importe comment. Tu te laves, tu mets des fringues civiles propres et t'arrive à l'heure vu ?

Arthur: … Non mais je comprends pas...

Servius: Mais on te demande pas de comprendre. Tu balades la barbichette là, (Merlin les observe avec attention) en attendant, et surtout t'essaies de piger la situation en Bretagne. Allez. (il part, laissant Arthur seul et désemparé)

Merlin: Je vous le dis, ce qui m'intéresserait c'est de visiter des vestiges tiréniens et de boire un coup. (sourit gentiment à Arthur)

***

 

Cordius entre en trombe dans la tente de son chef.

Macrinus : (l'attendait avec impatience) Ah! (attend sa réponse)

Cordius: Oui. Les troupes de Carmélide sont bien en mouvement. Seulement...

Macrinus: Seulement quoi ?

Cordius: Apparemment... Ils ont pas de chef.

Macrinus: Pas de chef. Et ils font quoi?Ils attendent ?

Cordius: Bah non ils attendent pas puisqu'ils sont en mouvement. Enfin, en mouvement... (rit) En mouvement, après tout dépend ce qu'on appelle en mouvement hein. Là ils marchent quoi.

Macrinus: Sans chef ?

Cordius: Ca oui sans chef oui.

Macrinus: Mais heu ils marchent plutôt vers nous ? Parce que sinon à la limite on s'en fout un peu non ?

Cordius: Mais vous savez ce que c'est quoi, les espions, ils espionnent et puis après ils vous foutent un rapport... Et les troupes de Carmélide sont en mouvement et ils ont pas de chef. Qu'est ce qu'on fait avec ça ?

Macrinus: Mais ça ressemble à une attaque ou pas ?

Cordius: Mais ça ressemble pas à grand chose hein. C'est pour ça que, les espions sont déstabilisés.

Macrinus: (épuisé) Merci. Merci Cordius.

Cordius: Heu sinon je...

Macrinus: (désabusé) Non non c'est bon.

Cordius: D'accord. (Il sort de la tente. Macrinus réfléchit intensément et regarde dans le vide, épuisé.)

***

 

Loth entre dans la tente des chefs de clan et découvre une tablée bien remplie.

Loth: Oui donc en fait, vous êtes en train de bouffer.

Les autres (En choeur) : Bah et alors ?

Loth: Non mais autant pour moi on m'a demandé de venir pour aider à commander une bataille mais si vous préférez que je beurre les tartines...

Léodagan : On commandera la bataille quand on aura fini de becqueter. Commencez pas à nous emmerder.

Calogrenant : Vous êtes en avance c'est quand meme pas de notre faute. (Loth le dévisage, outré)

Goustan : Y a pas autre chose que des fèves comme accompagnement ?

Guenièvre: Ah attention vous faites tomber de la graisse là. (pointe la carte)

Léodagan: Ah non une tache sur la carte de la zone !

Goustan: C'est vous la tache c'est un lac ça.

Léodagan: Un lac? Ah non y a pas de lac là. Là c'est du gras de bidoche que vous venez de faire tomber là.

Goustan: C'est vous le gras de bidoche.

Calogrenant: Heu les lacs on se casse le tronc à les faire en bleu je vous signale. Alors venez pas nous effumer hein.

Loth: Bon. Je, rentre chez moi?Qu'est ce que je fais ?

Léodagan: Non ! Vous ouvrez vos étagères, parce que là, j'expose le plan.

Loth: En mangeant.

Léodagan: Merde. Hein. Voilà. Donc notre ami commun Ketchatar, roi d'Irlande, commande une armée...

Calogrenant: Moitié gars à lui et moitié gars à moi.

Léodagan: Hein. Quelques hommes à moi aussi.

Calogrenant: Oui. Ouais.

Léodagan: Quoi?Qu'est ce qui y a ? J'ai dit quelques gars à moi, j'ai pas dit beaucoup.

Calogrenant: Hé bah encore heureux. Vous m'avez péniblement refilé, trois boiteux qui trainaient...

Goustan: Ketchatar c'est pas votre ami commun.

Léodagan: De quoi ?

Goustan: Vous avez dit, notre ami commun, Ketchatar. C'est pas vrai. Il est peut-être commun, mais c'est pas votre ami.

Léodagan: Non mais évidemment que c'est pas notre ami. C'est pour ça qu'on l'envoie au casse-pipe sans se faire de cheveux. Hein. (sourire mauvais)

Soudain, un bruit sale se fait entendre et tout le monde dévisage Guenièvre avec dégoût.

Guenièvre: (mal à l'aise) Oh pardon. Qu'est ce que ça ballone les fèves hein. (sourire gêné)

Séli: Bah vous êtes pas obligée d'en bouffer trois marmites non plus.

Léodagan: Oh ! Bon. Donc on va diriger Ketchatar à coup de pigeons voyageurs, sans bouger nos miches de là.

Loth: Et on l'envoie toujours sur les romains ?

Léodagan: Affirmatif ! Droit dessus. (un messager entre et donne un message à Loth) Ah ! Des nouvelles ?

Loth:  (lit) Oui. Ketchatar est pas arrivé.

Calogrenant: Pas arrivé?Mais pas arrivé où ?

Loth: Bah si votre pigeon vient du champ de bataille, il est pas arrivé, (attend une réponse qui ne vient pas) sur le champ de bataille.

Léodagan: Non mais qu'est ce qu'il glande ? Il devrait être là depuis au moins trois heures.

Loth: Bon bah du coup, c'est gentil de proposer. Je prendrai volontiers une assiette de fèves avec une tranchette de viande pour faire facile. (vient se mettre à table)

Léodagan: Ah! Bon. (Loth arbore un sourire provocateur)

***

 

Merlin se tient devant le Colisée et domine la foule. En bas, Arthur est mélangé aux passants et sur le point d'imploser.

Merlin: Rendez-vous compte, de la magnifiscence de ces collonades. L'imposant ne le dispute-il pas à la majesté ?

Arthur: Non mais non !

Merlin: Non ?

Arthur: Non mais vous pouvez pas rester une demi-heure sur chaque barraque !

Merlin: Quoi?J'ai raison ou pas?Tous les jours vous marchez ici sans vous rendre compte de la magnifiscence de ces collonades il faut pas exagérer !

Arthur: Non mais là d'accord mais tout à l'heure vous avez dit la même chose à propos d'une boutique de saucisses.

Merlin: Hé bah c'était peut-être une boutique de saucisses, n'empêche que l'imposant le disputait à la majesté voilà.

Arthur: Et la Bretagne ? Quand est ce que vous comptez m'en parler de la Bretagne ?

Soldats: Ave!

Arthur: Ave ouais.

Merlin: Mais on a le temps la Bretagne on y retournera bien assez tôt. Moi ce que je veux c'est visiter.

Arthur: Bon! Hé ben visitez tout ce que vous voulez, moi j'ai des ordres il faut que je vous laisse. 

Merlin: Quoi maintenant ?

Arthur: Parfaitement.Ave. (commence à partir)

Merlin: Ah d'accord. J'ai pas besoin de vous! Je peux très bien m'organiser mon petit périple, figurez-vous, vite fait bien fait. (Arthur le dévisage) Et si l'imposant le dispute à la majesté, il faudra pas venir chouiner !

***

 

Deux gardes immobilisent Verinus en le retenant par les bras.

Venec : Hé ben alors?Il est où le bras long ? Qu'est ce t'attend pour les faire jouer tes relations mon pote ?

Verinus: Je vois que monsieur a des copains dans les forces de l'ordre !

Venec: T'ocupes. J'ai des arrangements avec la milice. Tu peux pas comprendre.

Verinus: Ouais?Bah moi aussi j'ai mes arrangements avec la milice.Et je serai sorti aussi vite que je serai rentré.Et à ce moment là je m'occuperai méchamment de tes fesses.

Venec: Hé dis donc tu prends pas tes citrons mec?Ils vont pas te manquer ? (s'avance et désigne son étale)

Verinus: Je reviens dans une heure mon pote. Et il vaudrait mieux que t'ai pris des vacances.

Venec: Ouais bah en attendant c'est toi qui les prend. Allez hop ! Emballé c'est pesé. (mime le geste)

Verinus: Vilain!Je reviens ! (il est trainé hors de la rue par la garde, sous les exclamations de la foule)

Venec: Bon ? (présente un de ses citrons à un homme qui hoche la tête)

***

 

Arthur marche d'un pas pressé dans la villa Aconia. Mal à l'aise, il salue les nombreux gardes qui passent dans les couloirs. Il rentre dans une immense pièce aux allures luxueuses. C'est alors qu'il tombe sur la servante d'Aconia.

Drusilla: Ah. Vous êtes en retard.

Arthur: Oui je suis, désolé.

Drusilla: Mais heu, on vous a demandé de venir en uniforme?

Arthur: Non, ce, non. C'est à dire que voilà j'ai été un peu pris de court, si j'étais rentré à la caserne pour me changer, je serais encore plus en retard.

Drusilla: Madame aussi est en retard. Vous avez de la chance.

Arthur: Madame?C'est à dire que c'est pas, heu, c'est c'est pas vous...

Drusilla: Attendez ici. Je vais la chercher. (Elle part, laissant un Arthur très mal à l'aise déambuler dans la pièce. On le voit l'examiner sous toutes les coutures et s'accouder à de nombreux murs. Aconia semble en effet mettre un certain temps à revenir.)

Aconia: (glaciale) Voilà le petit protégé.

Arthur: (déboussollé) Mes hommages.

Aconia: T'es habillé en soldat.

Arthur: (cligne des yeux) Oui. Parce que voilà. Comme j'ai expliqué à votre servante en fait, j'ai pas eu le temps de repasser à la caserne, et heu voilà quoi, c'est, pour ça.

Aconia: T'as faim ?

Arthur: Pardon ?

Aconia: Est ce que tu as faim ?

Arthur: Faim, pardon, j'avais compris... Je, heu oui, bah moi c'est à dire, j'ai, j'ai toujours plus ou moins faim.

Aconia: Drusilla va te servir à manger. Pour le reste tu reviendras demain.

Arthur: Mais, pardon, parce que moi on m'a demandé de venir là, mais, on m'a pas expliqué pourquoi. (La romaine semble décontenancée)

Aconia: On commencera par un peu d'algèbre, puis un peu de Socrate. Mais demain. Aujourd'hui tu manges. (Elle part, laissant Arthur complètement perdu. Le jeune homme cligne des yeux, souffle silencieusement et regarde la romaine s'éloigner, un air pensif plaqué sur le visage.)

***

 

Macrinus rentre dans une des tentes du camp, complètement trempé. Il découvre Cordius et les espions en train de discuter.

Macrinus: Bon.

Cordius: (sourit) Ah. Bah justement on était en train de faire un petit point là.

Macrinus: Ouais. Bah t'es gentil, tu feras tes petits points une autre fois. Ils en sont où les espions ?

Cordius: Hé bah c'est eux là. Ils sont revenus.

Macrinus: Quoi? C'est pas vrai. Je t'avais dit que quand ils rentraient il fallait m'apporter le rapport tout de suite !

Cordius: Non mais justement on parle de ça là. Parce que le rapport, je, je le trouve pas jojo.

Macrinus: Ah bah t'as pas à le trouver jojo le rapport. T'as pas le droit de le lire pour commencer.

Cordius: Non parce que là les Vandales s'approchent des troupes bretonnes. Et par derrière.

Macrinus: Par derrière ?

Cordius: Par l'ouest.

Macrinus: Mais ils viennent pas par l'ouest les Vandales !

Cordius: (désigne Macrinus du doigt, triomphal) Hé bah voilà! C'est pour ça que je le trouve pas jojo moi ce rapport.

Macrinus: Par l'ouest. (pensif)

Cordius: Ouais. (il écarte les bras, impuissant)

Macrinus quitte la tente sans un mot.

***

 

Léodagan examine une carte. Loth se tient à sa gauche et Calogrenant à sa droite.

Léodagan: Mais qu'est ce qu'ils viennent nous faire chier les Vandales ? Et d'où ils sortent d'abord ?

Calogrenant: C'est vrai qu'ils passent pas souvent ceux là.

Loth: Une fois de temps en temps.

Léodagan: De temps en temps et ils choisissent aujourd'hui. Ils viennent m'attaquer moi, par derrière, alors que je fonce tranquillement sur les romains !

Calogrenant: Vous foncez vous foncez je vous rappelle qui y a pratiquement pas d'hommes à vous hein. (le roi de Carmélide fulmine)

Séli: Mais qu'est ce que vous foutez vous ?!

Guenièvre: Hé bah quoi ? Je dessine nos hommes.

Séli: Ah non mais ça va pas mieux !

Léodagan: Elle dessine sur la carte, celle là !

Séli: Et avec du gras de viande encore !

Guenièvre: Mais oui vous avez pas dit qu'ils étaient là?On se fait une meilleure idée quand on les voit non ? (Séli lui retire le gras de viande des mains)

Calogrenant: Mais ils vont pas rester tout le temps là ils vont bouger !

Guenièvre: Ah bon ?

Goustan: Oui enfin si les Vandales leur collent une peignée ils vont peut-être pas bouger beaucoup.

Léodagan: ... Bon. Il est toujours pas là Ketchatar ?

Loth: Vous me demandez ça c'est vous qu'avez le message dans la main!Vous savez lire comme moi y a rien qui dit qu'il soit arrivé.

Goustan: Alors si j'ai bien compris nos troupes vont subir une attaque de Vandales par l'arrière et une autre attaque par devant par les romains. Parce qu'il faut surtout pas les oublier ceux là. Sauf qui y a pas de Ketchatar pour diriger nos gars. (silence tendu)

Guenièvre: Ah bah du coup je peux bien les dessiner là puisque c'est là qu'ils vont mourir. (rire niais)

Les trois chefs de clans fixent la carte avec exaspération et dépit. L'ambiance est clairement plombée.

***

 

Repère de Manilius. Licinia et Manilius lavent du linge dans des baquets. Julia est également présente.

Arthur(off): C'est Arturus. (Julia va lui ouvrir) Ouais. C'est peut-être pas moi que vous attendiez si ?

Julia: Ah non mais c'est parce que Verinus doit apporter à manger.

Licinia: Et qu'on n'a plus de nouvelles de lui.

Manilius: On peut vraiment compter sur personne.

Arthur: Ouais. Hé bah j'en amène moi de la bouffe.

Manilius: T'as encore tapé dans la réserve ?

Arthur: Non même pas.

Julia: Oh regardez y a de la viande avec des poivrons ! (examine le sac avec envie)

Licinia: De la viande ?

Julia: Mm. Et le pain il est même pas sec.

Licinia: Mais à qui t'a piqué ça ?

Arthur: je l'ai même pas piqué.

Manilius: Ca vient d'où ?

Arthur: Qu'est ce ça peut foutre d'où ça vient?Mangez.

Manilius: Tu peux pas le dire ?

Arthur: Non mais ça va ! Prenez ce que je vous donne et c'est marre. Déjà que vous dites pas merci.

Julia: En tout cas moi je suis contente hein.

Arthur: Et puis je comprends pas c'est Mani qui doit pas bouger d'ici. Vous les gonzesses vous pouvez pas sortir pour trouver de la bouffe ?

Licinia: Non. J'ai la trouille. (Arthur écarquille les yeux, sceptique)

Julia: Bah moi aussi.

Licinia: Déjà on a plus un rond hein. En plus monsieur nous a vu à la fête. Si quelqu'un nous reconnaissait et nous suivait jusqu'ici ? (Arthur commence à comprendre, il arbore un air dépité)

Julia: Trop risqué.

Arthur: (après un instant de silence) Bah la bouffe elle vient de la villa Aconia.

Manilius: T'es retourné là bas ?

Arthur: On m'y a envoyé pour que je vois la rombière, elle m'a servi à bouffer, je vous en ai ramené voilà. (silence)

Manilius: Merci.

Licinia : Merci.

Julia: Merci.

Arthur: Oui oh ça va. Ca va ça va. (croise les bras)

***

 

Salle isolée. Verinus est blessé au visage et fait face à ses bourreaux.

Verinus: Mais non mais moi j'ai dit Manilius j'ai dit Manilius comme j'aurais pu dire autre chose !

Procyon: Ouais mais t'as pas dit autre chose!T'as dit Manilius !

Verinus: Parce que vous m'avez demandé où j'habitais avec deux claques dans le museau. Alors moi comme j'habite nul part parce que je me, je me considère comme un papillon. Je vous ai parlé d'une fille chez qui j'allais souvent, et qu'est la copine d'un soldat à vous.

Procyon: Manilius !

Verinus: Oui Manilius mais, c'est sorti comme ça ! C'est c'est sûrement pas le mec que vous cherchez. Chais meme pas d'ailleurs s'il s'appelle Manilius moi.

Procyon: Des soldats à nous qui s'appelent Manilius y en a pas cinquante !

Glaucia: Tu sais ce que c'est un homme en colère ? (s'avance vers Verinus)

Verinus: Bah vu que je me mange des tartes depuis ce midi oui je commence à me faire une bonne idée ouais.

Procyon: Je lui en colle une ?

Glaucia: Attends deux secondes.

Verinus: Oui, oui oui deux secondes.

Glaucia: Je suis en colère parce que je me suis pris un coup sur la gueule.

Verinus: Mm... Non mais ça jusque là je comprends tout à fait.

Glaucia: Et quand j'ai retrouvé celui qui me l'a fait, on m'a interdit de le punir ! (Verinus écarquille les yeux d'un air faussement choqué)

Procyon: Et même on lui a donné une promotion !

Glaucia: Ouais !

Verinus: Ah non mais d'accord attendez attendez là c'est le coup dur là. Ah mais ça je savais pas moi les mecs. J'étais pas au courant là. Ah là je suis à deux doigts d'aller en référer à qui de droit là. Et croyez moi si j'y vais ça va faire du bruit hein !

Glaucia: Et le pain dans ta gueule il va faire du bruit ? (Verinus se tait et baisse les yeux)

Procyon: Puisqu'on a pas le droit de toucher à Arturus donne nous au moins l'autre !

Verinus: Quel autre ?

Glaucia: Celui qui se cache! Manilius !

Verinus: ... Je ne sais pas qui est cette personne. (Caius entre, un plateau entre les mains)

Glaucia: Qu'est ce que c'est ?

Caius: La collation.  

Glaucia: Mais barre toi ! Non mais pose ça là et barre toi.

Caius: Ah ouais. (pose le plateau et écoute d'une oreille la conversation)

Procyon: Si tu dis pas où est Manilius, je vais être obligé de te coller des mandales jusqu'à demain matin. Alors fais un effort !

Verinus: Ah oui demain matin quand même ? Est ce qu'il y aurait pas là à ce moment là un petit risque de décès ?

Glaucia: Où se planque Manilius ? (Verinus fait mine de ne pas savoir et reçoit un coup de la part de Procyon, il se redresse difficilement)

Verinus: Bon bon bon bon bon bon bon. On va se calmer. Je vais vous le dire où il est votre Manilius. Vous avez de la chance hein. Vous avez de la chance que je supporte pas qu'on porte préjudice à l'intégrité physique de ma personne. (Caius est effaré)

Glaucia: Tu vas foutre le camp toi ? (Caius sort de la pièce et une fois dans le couloir, se précipite en courant vers Falerius)

Caius: (chuchote) Hé Falerius Falerius! Y a y a l'autre con là, le petit marchand qui s'apprête à balancer la planque de Mani.

Falerius: Tu rigoles ?

Caius: Non! Faut aller le prévenir.

Falerius: Prévenir qui?Mani?Mais nous on sait pas où il se planque Mani. Faut que tu rentres pour écouter.

Caius: Non non non je retourne pas là-dedans je me suis fait jeter une fois c'est bon.

Falerius: Bah faut prévenir Arturus. Y a que lui qui sait où il est.

Caius: Tu l'as vu toi Arturus ?

Falerius: Non je sais même pas s'il est rentré. (Il s'engouffre dans un couloir. Caius le suit, effrayé.)

***

 

Caius: Arturus ?

Falerius: Arturus ! Il est vide ton dortoir.

Caius: Et pourtant je suis pas fou je l'ai vu rentrer !

Falerius: Bah t'as pas du le voir ressortir.

Caius: Qu'est ce qu'on fait?On a cherché partout. (est resté à l'entrée du dortoir)

Falerius: J'en sais rien. (regarde autour de lui sans savoir quoi faire)

Les deux hommes finissent par sortir du dortoir.

***

 

Salle de l'âtre. Arthur prie Mars, les yeux fermés. Soudain, Viviane apparait, gigantesque.

Arthur: Ah c'est vous.

Viviane: Bah oui bien sûr c'est moi. (moqueuse)

Arthur: Et comment ça se fait que vous apparaissez, comme ça ?

Viviane: En grand vous voulez dire?Oh oui ça dépend des fois je viens comme ça.Ca vous embête ?

Arthur: Bah c'est particulier quand même.

Viviane: Oui la prochaine fois je viendrai à votre taille vous serez plus à l'aise.

Arthur: Bon il faut pas qu'on parle trop fort parce que normalement j'ai pas le droit d'être là.

Viviane: Bah heu moi je parle comme je veux y a que vous qui m'entendez.

Arthur: Ah bah oui. Bon bah je vous écoute. Il s'agit de quoi ?

Viviane: De la Bretagne. Qu'est ce que vous savez de la Bretagne ?

Arthur: Rien.

Viviane: Rien... Rien ?

Arthur: Rien rien.

Viviane: ... Ah oui. Bon bah alors on va commencer du début, ce que vous appelez Britania vous, c'est la grande ile et ce qui a autour d'accord ? Bon moi quand je vous parle de la Bretagne je vous parle du royaume de Logres, c'est à dire Britania, et le pays de Galles, et l'Irlande, la Calédonie, heu la Carmélide et les iles autour, et le royaume continental, l'Armorique et l'Aquitaine. D'accord ?

Arthur: D'accord... Oui enfin je vous promets pas de retenir tout ça d'un coup mais...

Viviane: Hé bien il faudrait quand meme trouver un moyen parce que, c'est votre futur royaume. Ce serait bien que vous sachiez ce qui est à vous.

Arthur: Ouais. Ouais je me le noterai quelque part. Ensuite ?

Viviane: Ensuite votre père... (gênée) Ah oui il est mort en fait hein vous faites pas de fausses joies.

Arthur: Heu non j'avais pas d'espoir particulier.

Viviane: Votre père, Uther Pendragon, c'est le dernier roi que Logres ait connu.

Arthur: Que... Comment ça je comprends pas mais parce que là y a plus de roi ?

Viviane: Non.

Arthur: Et nous contre quel chef on se bat alors ?

Viviane: Qui ça vous ?

Arthur: Comment qui ça nous, nous les romains.

Viviane: Heu oui oui alors heu ça aussi va falloir laisser tomber parce que vous êtes pas romain.

Arthur: Oui non mais pardon excusez-moi c'est pas encore un réflexe hein. Alors qui c'est le chef là bas ?

Viviane: Bah pff en ce moment, c'est plutôt le roi de Carmélide m'enfin ça tourne hein c'est un peu à celui qui gueule le plus fort. Les clans sont en guerre permanente.

Arthur: En guerre. Entre eux ou contre nous ? Contre les romains.

Viviane: Entre eux et contre les romains. Les deux.

Arthur: Ah oui ça doit pas être facile.

Viviane: Pas vraiment. Non la situation est un petit peu dans une impasse je ne vous le cacherai pas.

Arthur: Mm. Mais heu... Y en aurait pas un qui pourrait je sais pas, coordonner un peu tout ça ?

Viviane: Pourquoi est ce que vous croyez que les dieux m'ont envoyé vous chercher ? (Arthur secoue la tête et roule des yeux, dépassé)

***

 

Ketchatar vient de rentrer dans la tente des chefs de clan.

Léodagan: Mais qu'est ce que vous foutez là vous ?

Ketchatar: Comment qu'est ce que je fous là?Vous m'avez dit de venir je suis là.Bon je suis en retard mais heu j'ai des raisons valables.

Séli: Mais vous lui avez dit de venir ici ?

Léodagan: Mais sûrement pas ! Je vous ai dit à la sixième marche du mur d'Hadrien !

Ketchatar: Ah non!Vous m'avez jamais dit ça.

Calogrenant: On vous avait dit de venir avec vos troupes.

Ketchatar: Bah elles sont là mes troupes. 

Séli: Mais où ça là ?

Ketchatar: Ah bah dehors. C'est sûr que je vais pas rentrer avec. (on entend des cris)

Léodagan: Vos troupes sont dehors là ?!

Ketchatar: Bah oui.

Goustan: Ca veut dire qu'au mur d'Hadrien en ce moment y a deux fois moins d'hommes que prévu ?

Loth: Ah oui. Là on est quand même sur un niveau de connerie remarquable.

Ketchatar: Alors qu'est ce qu'on fait ?

Léodagan: Mais qu'est ce que vous voulez qu'on fasse ?! Gros marteau !

Calogrenant: Si je comprends bien là bas en ce moment y a que mes hommes. Pris en tenaille entre les romains et les vandales.

Ketchatar: En tout cas les miens ils sont tous là hein ! Héhé ! Et ça fait du monde c'est pour ça que je suis en retard d'ailleurs, parce que guider tous ces mecs sur des longs trajets, c'est pas une partie de rigolade ! D'ailleurs heu vous auriez de quoi les faire bouffer ?

Séli: Quoi ?!

Guenièvre: il reste des fèves...

Ketchatar: Des fèves pour mille deux cents ?

Guenièvre: (regarde la table) Ah bah non bah non...

Ketchatar: Bah ça fait rien. Ils mangeront demain.

Calogrenant: Ouais. Bah les miens c'est en ce moment qu'ils mangent. Des coups de massue par derrière et des coups de pieds d'hommes par devant. (tout le monde fait la tête, Ketchatar est très mal à l'aise)

***

 

Arthur: Et si j'y arrive pas à retirer le machin ? (emmitouflé dans une couverture)

Viviane: Quoi Excalibur ? Bah non normalement heu il devrait pas y avoir de problème.

Arthur: Ouais mais si quand même j'y arrive pas.

Viviane: Ah bah heu là je sais pas quoi vous dire.

Arthur: Bon remettons. Mettons que je retire bidule.

Viviane: Excalibur. (ton de reproche)

Arthur: Excalibur ouais. Je suis roi de Logres, et les chefs de clan, ils vont venir vers moi, ils vont faire ce que je leur dis, comme ça.

Viviane: Si vous avez Excalibur normalement heu, ça devrait suffire à leur imposer votre autorité.

Arthur: (atterré) Hé ben j'ai pas intérêt de me vautrer avec ce truc.

Viviane: Ah bah non vaudrait mieux pas. Enfin y a pas de raison.

Arthur: Et c'est les chefs qu'il faut que je prenne avec moi pour gouverner c'est ça ?

Viviane: Bah oui.

Arthur: Bah oui. Hé bah oui je sais pas vous me dites qu'ils sont cons comme des meubles et qu'ils passent leur temps à se taper dessus. (Viviane le dévisage, surprise) Pourquoi est ce que je pourrais pas choisir d'autres mecs ?

Viviane: Ah bah vous pouvez!Vous faites ce que vous voulez. Enfin moi à votre place, je prendrais quand meme les chefs. Parce que si vous me les vexez, vous allez pas fédérer grand chose. A quoi vous pensez ?

Arthur: Non il faudrait trouver un moyen pour que... Pour faire une place à ceux qui sont motivés. A ceux qui ont du courage, même si c'est des bouseux. Faudrait trouver un moyen pour que, pour que tout le monde ait une chance de prouver sa valeur. (Viviane le dévisage avec attention) Si c'est pour que le pouvoir, ce soit les mêmes magouilles qu'ici, ça sert à rien hein. Là vous me dites y a une épée dans un rocher, et tout le monde a le droit d'essayer de la retirer. Bon bah voilà. C'est de ça, dont il faut s'inspirer. Tout le monde, a le droit d'essayer.

***

 

Arthur est assis sur les marches du Colisée. Il réfléchit intensément. On le voit se lever, puis descendre les marches les unes après les autres. Il balaye du regard les environs, avant de partir.

***

 

Les deux hommes sont penchés sur une carte.

Verinus: Non mais attendez vous le faites exprès ou quoi ? Je vous dis vous arrivez dans le ghetto par le sud.

Procyon: Non mais le sud par rapport à quoi ?! Parce que selon comment on se tourne, le sud ça change tout.

Verinus: Vous savez que c'est déjà pas simple d'un point de vue culpabilité personnelle de donner des informations sur une personne... Alors si en plus vous arrivez derrière, vous comprenez pas les indications...

Procyon: Arrête de me faire chier avec tes nord et tes sud alors !

Verinus: Bon. Vous voyez le grand lavoir bleu, là, dans le ghetto, au croisement ?

Procyon: Non. (Verinus frappe la table du plat de la main, exaspéré)

Glaucia: (rentre dans la pièce) Habille toi propre, et colle celui là aux geôles. On a rendez-vous dans deux heures au palais.

Procyon: Au palais ?

Verinus: Pourquoi aux geôles?Pourquoi aux geôles ?! Je suis en train de coopérer comme une petite salope !

Glaucia: Aux-geôles. Le temps qu'on aille arrêter Manilius. Des fois qu'il te vienne à l'idée d'aller le prévenir avant qu'on arrive.

Procyon: Oui enfin avant qu'on arrive, faudrait déjà que je pige où c'est. Parce que l’explication... (souffle d'un air effaré)

Verinus: Oui non attends attends tu vas te pousser un petit peu déjà. (se place devant la table, pose ses deux mains dessus) Est ce qu'on peut me trouver un mec un peu plus d'équerre pour les explications justement parce que là ça va durer une semaine l'histoire. (Procyon lui assène une claque sur le crane, vexé. Verinus relève la tête et fixe Glaucia d'un air exaspéré. Ce dernier dévisage les deux hommes avec un sourire mauvais.)

***

 

Sallustius est affalé dans un fauteuil, tandis que Servius mange. Glaucia et Procyon rentrent dans la pièce, l'air craintif.

Sallustius: Ah. Entre.

Glaucia: Ave Lucius Sillius Sallustius. Ave Publius Servius Capito.  (les deux sénateurs ne répondent pas, indifférents) C'est, c'est un honneur...

Procyon: Qu'est ce que je fais moi je, j'attends dehors ?

Glaucia: C'est ça.

Servius: Non tu restes Procyon. Ca te concerne aussi. (satisfait, Procyon se place derrière son chef)

Sallustius: Il paraît que, t'as réussi à loger celui qui t'a tabassé ?

Glaucia: Non, ce, celui qui m'a tabassé c'est Arturus (les deux sénateurs le dévisagent) mais j'ai, j'ai logé l'autre.

Procyon: Et il se planque chez sa copine. Dans le ghetto.

Servius: On s'en fout ça.

Glaucia: On s'en fout.

Procyon: Oui. On s'en fout.

Sallustius: Je suppose que l'autre là, tu vas l'arrêter, le mettre à mort enfin, ce ce qui s'ensuit donc.

Glaucia: Hé c'est un peu le programme oui.

Sallustius: Alors je vais etre très clair. L'autre là... Comment il s'appelle déjà ?

Glaucia: Appius Manilius.

Sallustius: Appius Manilius. Tu peux en faire ce que tu veux, hein, ça me regarde pas. En revanche, si t'as dans l'idée de te venger d'Arturus...

Procyon: Il peut pas. Il est centurion.

Glaucia: Tu vas finir par la fermer ta gueule oui ?

Servius: On sait qu'il est centurion. Et peut-être que la nuit pendant tes insomnies bah... Tu te grattes la tête pour trouver un moyen de le faire payer quand même.

Sallustius: Vexé comme tu dois être...

Glaucia: (bredouille) Je, je, je vais pas vous mentir, c'est, c'est, c'est vrai que je l'ai mauvaise.

Sallustius: Interdit.

Glaucia: Interdit ?

Servius: Rigoureusement interdit.

Sallustius: Interdit ! (lève le bras)

Servius: Tu toucheras pas à un cheveu de sa tête, c'est compris ?

Procyon: Forcément il est centurion.

Glaucia: Chut ! (Procyon fait grise mine)

Sallustius: César a de grands projets pour lui si t'essaies de te venger, heu, tu feras du tort à César.

Servius: C'est compris ?

Glaucia: ...Bah heu...

Servius: Très bien. Barre-toi. (sonnés, les deux hommes quittent la pièce)

***

 

Dans les rues de Rome. Arthur et Merlin sont assis autour d'une table et discutent.

Merlin: Exactement. Je suis druide.

Arthur: Druide heu, comme un druide gaulois quoi.

Merlin: Non comme les druides bretons. On va dire que le druide breton va être plus à l'aise avec son environnement, faune, flore, élements naturels, alors que le druide gaulois, si vous voulez, vous allez être sur du druide qui sera plus versé dans la potion. Enfin il sera pas versé dans la potion ce que je veux dire...

Arthur: Ouais non mais d'accord. Non très bien. Alors vous êtes magicien ou pas ?

Merlin: Bah tout dépend de ce que vous entendez par magicien. Je pourrais vous faire une pluie de pierres si vous voulez. Mais un sort de sommeil par exemple je saurais pas.

Arthur: D'accord... Une pluie de pierres ?

Merlin: Oui. Ou la foudre... Tout ça c'est bien ma branche.

Arthur: Là par exemple, vous... Vous pourriez faire tomber la foudre. (sourit)

Merlin: Heu honnetement là c'est grand bleu... Et pis ça a pas l'air de vouloir se couvrir.

Arthur: (déçu) D'accord. Ouais. Je comprends pas très bien. Heu... Vous pouvez faire tomber la foudre mais il faut qu'il y ait déjà de l'orage ?

Merlin: Il faut il faut... Je vais pas vous mentir ça aide. (Arthur roule des yeux, attéré)

Arthur: Et les dragons ?

Merlin: Quoi les dragons ?

Arthur: Chais pas les dragons il paraît que chez vous ça... Ca existe encore.

Merlin: Bien sûr que ça existe. Pourquoi vous en avez pas ici ?

Arthur: Des dragons ? Non.

Merlin: Et, et qu'est ce que vous avez comme bêtes bizarres ?

Arthur: Heu pff comme... Comme bêtes bizarres chais pas des, des serpents.

Merlin: Ah ouais des serpents géants?Mauvais ça.

Arthur: Géants?Ah non non pas... Non non pas géants c'est des serpents, c'est des machins comme ça quoi. (mime la petite taille des serpents)

Merlin: Ah ouais non. Nous on on a un serpent aquatique, qui vit dans le Lac de Logres, il fait deux fois la rue, à une vache près.

Soudain Arthur devient livide et écarquille les yeux. Il se lève lentement de sa chaise. Un soldat a enchainé Manilius et le conduit en cellule. Deux subordonnés suivent en silence leur chef.  Les quatre hommes s'arrêtent devant Arthur.

Bestia : Tiens. Ave Centurion. Regarde la bonne pêche de ce matin. Comme quoi quand on a un bon informateur.

Manilius: Qui c'est qu'a glairé ? (Arthur hoche la tête de gauche à droite, clairement pas au fait de la situation)

Bestia : Ta gueule.

Manilius : Faut le trouver.

Bestia : Ta gueule!

Deuxième soldat : On sait nous qui c'est qu'a glairé.

Bestia : Ta gueule aussi toi.

Troisième soldat : C'est Verinus !

Bestia: Mais vos gueules quand je dis non ! Ou je vous fais tous coffrer pour insubordination. Première fois que j'arrive à le dire sans me gourrer. Et toi Arturus t'as de la chance d'etre pistonné. (il s'approche du jeune homme, qui soutient son regard) Parce que le pain dans la glotte... T'inquiète pas. Je trouverai bien un moyen de te faire payer. Allez. Ave. Centurion. (ils partent, laissant derrière eux un silence pesant)

Merlin: (a observé toute la scène) C'est des collègues à vous ?

Arthur: (se rassoit) Celui du milieu surtout.

Merlin: Ah. Qu'est ce qu'il a fait ?

Arthur: ... Bon il faut, il faut que je vous laisse là. 

Merlin: Là où ça ?

Arthur: Là ici parce que j'ai un ordre il faut que... Il faut absolument que j'y aille maintenant en plus je devais me changer avant, j'ai même pas le temps.

Merlin: Qu'est ce que je fais moi ?

Arthur: Mais vous m'attendez là. Hein j'en ai pour quoi, une heure ou deux, peut-être trois.

Merlin: Mais qu'est ce que je vais foutre ici pendant trois heures moi ?

Arthur: J'en sais rien vous pouvez aller vous promener et puis vous revenez dans un moment.

Merlin: Ah. Bon. (déçu)

Arthur: Tenez je vous laisse un peu de blé. (il sort quelques pièces de sa bourse et les donne au druide) Je reviens dès que je peux. (il part, laissant derrière lui un Merlin plus qu'inquiet, qui le suit du regard alors qu'il s'éloigne)

***

 

Tente de commandement.

Macrinus : Mais comment ça dans l'autre sens?Quel autre sens ?  (mange une pomme)

Cordius: Ils viennent plus vers nous. Ils sont partis dans l'autre sens parce que y avait les Vandales qui poussaient au cu, alors ils ont préféré se retourner contre eux.

Macrinus: Donc nous, on compte pour quoi là dedans ?

Cordius: Vous aussi hein, ça vous le fait. (sourit et pointe son chef du doigt)

Macrinus: ... Ca me fait quoi ?!

Cordius: C'est vexant un peu non ? Alors sous prétexte que les Vandales les attaquent, nous on existe plus.

Macrinus: … Fout le camp, Cordius.

Cordius: Ah bah en fait c'est vrai ils s'occupent de nous quand ils ont le temps.

Macrinus: Fous le camp ! (Cordius sort, dépité. Macrinus continue de manger, le regard dans le vague et les nerfs à vif.)

***

 

Léodagan: Pourquoi je vous aurais demandé de venir combattre les romains en Carmélide ? Y a pas de romains en Carmélide.

Ketchatar: J'en sais rien moi vous me dites de me pointer je me pointe ! Je réfléchis pas à ce point-là.

Léodagan: A ce point-là ?!

Séli: Mais vous allez arrêter de gueuler cinq minutes oui ?

Guenièvre: En plus si j'ai à peu près suivi vous avez perdu. Bon.Bah si vous avez perdu c'est bon c'est plus la peine de crier hein. (rit)

Calogrenant: Tiens. Des nouvelles. (un soldat lui donne un message)

Léodagan: Ah bah gardez les.

Calogrenant: Mes hommes demandent si ils peuvent revenir. Les romains sont rentrés dans leur camp et les vandales ont renoncé à attaquer ils se sont engueulés avec leur nouvel éclaireur. Galessin.

Séli: Leur nouvel éclaireur qui ?

Calogrenant: Galessin.

Goustan: Galessin. Galessin c'est pas le connard qui lui sert de bras droit à celui là ?

Loth:  (réalise que tout le monde attend sa réponse) … Si.

Goustan: Et là il est éclaireur pour les vandales qui nous attaquent ?

Calogrenant: Bah d'après le message on dirait.

Ketchatar: C'est pour ça qu'ils arrivaient par l'ouest ces cons de vandales. Sont menés par les orcaniens. (éclate de rire)

Léodagan: Dites heu vous auriez pas essayé de me la faire à la pute par hasard ?

Loth: (temps de silence) C'est à dire ?

Léodagan: C'est à dire conduire les vandales par l'ouest pour me prendre en traitre pendant que je suis occupé avec les romains à l'est.

Loth: Ecoutez. Comme ça à priori heu ça m'évoque rien mais honnêtement c'est possible. Ce serait assez le genre de la maison en tout cas. D'un autre côté voyez un peu l'ironie si j'avais pas formenté une attaque par l'ouest, vous seriez allé vous écraser contre les Romains à l'est. (se rend compte de sa bévue) Oui alors pourquoi?Pourquoi trahir sans arrêt les gens avec qui je collabore. Je dirais que c'est probablement une réponse compulsive à une crainte de m'attacher. Briser une relation plutôt que la cultiver pour ne pas se retrouver démuni face au bonheur. Oui pour répondre à votre question j'ai peur d'aimer. Oui. (Léodagan ne répond rien et se dirige vers le fond de la tente. Tout le monde le suit du regard. Il revient avec une arme.)

Léodagan: Alors moi heu je veux bien passer l'éponge sur vos tentatives de putsch, vos combines douteuses, vos alliances bidons et tout le reste. En revanche, si vous la fermez pas tout de suite, mais alors définitivement hein, je vous aplatis l'épaule avec ça. (Loth fixe l'arme et hoche la tête. Il détourne le regard, la mine sombre.)

***

 

Drusilla: vous êtes encore en retard.

Arthur: Bah je suis désolé.

Drusilla: Vous êtes encore en uniforme.

Arthur: Là oui...

Drusilla: Oui oui je connais le couplet. Si vous étiez passé par la caserne pour vous changer vous auriez été encore plus en retard c'est ça ?

Arthur: Bah oui.

Aconia: Tout nu. (se dirige vers eux)

Arthur: Quoi ?

Aconia: Tout nu dans le bassin avec des huiles. Quand on représente Rome on se tient propre.Trois bains par semaine sont un minimum.

Arthur: Non mais attendez je suis pas venu là pour me laver quoi.

Aconia: Et t'es venu ici pour quoi ?

Arthur: Mais j'en sais rien. Parce qu'on me dit rien. Je sais même pas ce que je viens faire.

Aconia: Tu viens prendre des leçons. Et ta leçon du jour la voilà. Quand on représente Rome on se tient propre.

Drusilla: On se tient propre.

Aconia: Tu lui laveras ses affaires et lui donneras quelque chose à se mettre sur le dos. (part)

Arthur: Ah mais non. Ah bah non c'est à dire que je peux pas du tout vous laisser mon uniforme quoi.Hé !

Drusilla: Tout nu. (Arthur la dévisage avec fureur et commence à se déshabiller)

***

 

Glaucia: Si je me démerde bien alors je te promets rien attention hein je devrais pouvoir t'obtenir les lions ! (il se tient devant la grille de la cellule où est enfermé Manilius)

Manilius: Les lions ? (enfermé dans une des cellules de l'arène)

Glaucia: Ouais. Si je chouigne bien si je montre bien ma blessure je suis sûr que j'arrive à te faire bouffer. Qu'est ce que t'en pense ? Tiens. Voilà les morues.

Licinia: Faut peut-être qu'on repasse ?

Manilius: Non restez.

Glaucia: Mais ouais ! Restez vous verrez c'est drôlement sympa. Celle-là c'est pas la copine à l'autre là ?

Julia: Quel autre ?

Glaucia: Bah celui qui devrait être là à la place de celui là.

Julia: Bah il devrait peut-être y être n'empêche qu'il y est pas.

Glaucia: Je sais bien oui... Hé la vie c'est pas toujours carré hein?Bon allez je vous laisse entre clodos, et t'inquiète pas va je m'occupe de notre histoire de lions. Ave. (En partant, il tente de se rapprocher de Julia et fait preuve d'une attitude indécente. La jeune femme s'écarte avec dégoût et se dirige précipitamment vers la cellule de Manilius.)

Licinia: Quelle histoire de lions ?

Manilius: Pourquoi il est pas venu Arturus ?

Julia: Bah il a des trucs à faire.

Licinia: Il est en devenir ouais !

Manilius: Non mais en devenir, pour une fois qu'on a dit que c'était injuste et dégueulasse, il peut bien venir non ?Je suis quand même son pote ! (Licinia prend les mains de son petit ami dans les siennes et lui sourit)

***

 

Procyon: Vous mangez pas ?

Glaucia: Non. L'injustice ça me coupe l'appétit.

Procyon: Moi pas.

Glaucia: Un jour ce ce fumier de Sallustius il se fera prendre la main dans le sac, avec ses petites combines. Un jour il se retrouvera au milieu du cirque, avec les, les lions au miche!et ce jour là moi je serai au premier rang.

Procyon: En attendant il y est pas. C'est plutot le petit protégé de César.

Glaucia: Je sais bien. Andouille. Mais la roue tourne! (pointe le doigt vers le plafond) La roue tourne toujours.

Procyon: Faudrait un petit coup de pouce des dieux. Ca vaudrait peut-être le coup de faire une offrande. Non? Il paraît que quand on enterre des couilles de mouton sous une statue de vulcain on peut demander...

Glaucia: Et avec les tiennes tu crois que ça ferait l'affaire ?!

Procyon: Moi je dis ça. Sallustius si il arrive à arrêter la guerre en Bretagne il risque pas de se retrouver aux lions... Ca va plutôt devenir un héros.

Glaucia: Et si je l'arrêtais moi la guerre en Bretagne?Bah après tout je suis pas plus con que Sallustius. (Procyon fait la moue) Quoi ?!

Procyon: Bah pour les magouilles il a l'air plutôt doué hein. Et puis heu pendant que vous dirigez la milice urbaine qui entre nous est quand même la plus pourrie de toutes, lui il dirige presque l'Empire.

Glaucia: Tu veux mon pied au cu ou ?

Procyon: N'empêche que c'est vrai.

Glaucia: Pour arrêter la guerre en Bretagne il faut du pognon c'est tout. N'importe quel chef peut s'acheter.

Procyon: Sauf que du pognon vous en avez pas.

Glaucia: Du pognon ça se trouve ! Suffit de, connaître les bonnes personnes.

Procyon: Parce que vous connaissez des personnes qu'ont du pognon vous ?

Glaucia: Parfaitement.

Procyon: Ah bon. Bah oui je suis con. Vous connaissez Sallustius. Mais, vous croyez qu'il vous prêtera ?

Glaucia: La ferme ! Débile.  (il saisit soudain le verre de Procyon, qui s'apprêtait à le vider) Tu vas envoyer un message au chef breton tu m'entends?Au roi de Carmélide.Tu vas l'inviter ici. Moi le temps qu'il arrive j'aurai réuni une belle somme.Et une fois que j'aurai romanisé ce péquenot là, et toutes nos légions seront de retour à Rome. César me fera demander. Et il me nommera sénateur. Et alors là Sallustius je pourrai lui pisser sur les pompes. (il rit) Pourra rien dire. Allez !

Procyon: Quoi maintenant?Mais j'ai pas fini de bouffer.

Glaucia: Allez ! (Procyon se lève de table, exaspéré. Glaucia fixe le vide en souriant, sûr de lui.)

***

 

Merlin: Quand je dis que Rome est à la cité ce que la chèvre est au fromage de chèvre je veux dire que c'est le petit plus qui est corrollaire au noyau mais qu'est pas directement dans le cœur du fruit ! (Arthur a remonté la rue et s'est assis sur un banc) Tiens! Le fils Pendragon. Ca biche votre Altesse ? Et hop ! On va se dépécher de rentrer ça avant qu'il pleuve. (se dirige vers le futur roi et lui présente de l'alcool)

Arthur: Mais qu'est ce que vous avez foutu ? (dépité)

Merlin: Quand vous êtes parti je me suis dit je vais me promener, je vais pas me promener ? Finalement j'ai décidé de me beurrer la gueule. Allez allez hop je vous en sers un petit.

Arthur: Laissez moi ça tranquille et écoutez moi.

Merlin: Ah attention avec le caniar qui y a si vous vous désaltérez pas régulièrement...

Arthur: (saisit le druide par les cheveux et le conduit jusqu'à un évier) Vous allez dessoûler tout seul ou je vous fous la tronche là dedans ?

Merlin: Non non c'est bon c'est bon ! (Arthur le lache)

Arthur: Ecoutez-moi bien, vous allez rentrer en Bretagne.

Merlin: Quand ? (sonné et par terre)

Arthur: Maintenant. Me coupez pas avec des quand des si des mi fermez là.

Merlin: C'est bon.

Arthur: Vous allez rentrer en Bretagne, vous allez colporter un message de ma part. Vous allez expliquer à tout le monde, les riches les pauvres les jeunes les vieux que le fils de Pendragon est de retour et qu'il s'apprête à récupérer l'épée des dieux.

Merlin: Excalibur.

Arthur: Voilà. Vous allez expliquer aux gens que je les encourage à se distinguer par un fait d'armes de leur choix. Une victoire, sur l'un ou l'autre périle, l'accomplissement d'une quête, propre à les annoblir, et vous leur laissez entendre que les meilleurs d'entre eux seront choisis pour gouverner à mes cotés.

Merlin: Faut que je fasse toute l'ile ?

Arthur: Heu non tout le royaume de Logres.

Merlin: Quoi ?!

Arthur: Bah oui avec bah, les petites iles, l'Armorique, l'Aquitaine enfin tous ceux qu'étaient sous le joug de mon père quoi.

Merlin: Sous le ?

Arthur: Sous le joug.

Merlin: ... Le ?

Arthur: Le joug.

Merlin: Le joug... Comme du jus de fruit ?

Arthur: Non. Comme du joujou.

Merlin: Ah bon.

Arthur: Vous vous souviendrez de tout ?

Merlin: Ouais en fait ce que vous voulez c'est dénicher les meilleurs élements.

Arthur: Bé oui je vais pas gouverner avec des bras cassés. (Merlin fait une drole de tête)

***

 

Camp de Carmélide. Tente de Léodagan et Séli.

Séli: Bon bah ça va aller maintenant non ? Pour une bataille aussi pourrie vous allez pas recevoir des nouvelles jusqu'à demain.

Léodagan: Non mais vous voyez bien que ça vient pas du champ de bataille. (lit une lettre)

Séli: Mais qu'est ce que c'est encore comme nouvel emmerdement ?

Léodagan: On est invités à Rome.

Séli: De quoi ?!

Léodagan: Comme je vous dis. A Rome.

Séli: Mais par qui ?

Léodagan: Par eux.

Séli: Mais qui c'est eux ?

Léodagan: Par les romains !

Séli: Mais lesquels de romains ?

Léodagan: Mais est ce que je sais moi, c'est tous les mêmes de toute façon.

Séli: Bah qu'est ce qu'ils nous veulent ?

Léodagan: Bah nous faire une offre apparemment.

Séli: Moi aussi je suis invitée ?!

Léodagan: Bah oui. Bon. Ils ont dû croire que …

Séli: Que quoi ?

Léodagan: Bah je sais pas, qu'on était du genre à faire des trucs ensemble voilà... Ils ils peuvent pas se douter hein. (sa femme le dévisage froidement)

Séli: (après un instant de silence) Qu'est ce qu'on fait on y va ?

Léodagan: Vous êtes pas dingue? Pour quoi faire ?

Séli: Bah ils ont une proposition il paraît non ?

Léodagan: Oh oui non mais ça moi aussi j'en ai des propositions... mais je fous pas les pieds à Rome hein. Faut pas exagérer.

Séli: Mais si c'est une bonne proposition ? (Léodagan a une expression moqueuse) Une très bonne? (il semble maintenant pensif) On va pas la laisser passer sous notre pif.

Léodagan: ... Mais c'est sûr mais pour savoir si elle est bonne faut y aller.

Séli: Bah c'est ça.

Léodagan: Sont forts. Sont vraiment forts. (la porte s'ouvre) Ah bah non! Pas encore.

Séli: Mais quoi laissez le il a peur il a peur. Allez viens. (Yvain vient se placer entre eux, il ne doit pas avoir plus de six ans)

Léodagan: Moi je serais lui c'est là que j'aurais peur. (se penche d'un air mauvais vers son fils) Mm ? (ricanement glaçant)

 

GENERIQUE

 

Devant la maison des parents de Perceval.

Merlin: Donc on va être sur quelque chose de très fédérateur, de très, de très interactif et, c'est pour ça qu'on vous propose une quête.

Pellinor: Une quoi ?

Merlin: Une quête. Qui prouverait votre noblesse et votre courage au nouveau roi. Mais c'est pas obligatoire hein ! Si ça vous intéresse pas...

Pellinor: Ah non mais moi j'ai envie de dire, heu heu dans l'absolu heu tout m'intéresse dans la mesure où je comprends de quoi il s'agit.

Merlin: Ca fait une demi-heure que je vous l'explique de quoi il s'agit. (une femme sort de la maison)

Nonna (Grand-Mère) : Ben j'espère que vous avez encore un peu de temps devant vous. Parce que si vous comptez lui faire avaler ça en une seule fois... (Pellinor se renferme)

Acheflour: Mère du respect pour le chef de famille.

Nonna : Chef de famille de débiles ! (rentre)

Pellinor: Écoutez alors dans la mesure où on, on pourrait faire affaire, est ce qu'il est possible de payer en deux fois ?

Merlin: ... De quoi ?

Pellinor: Ah non oui oui y a rien à acheter oui...

Merlin: Acheter mais qu'est ce que vous me chantez ?

Nonna : Oh ça y est il commence à piger le Cro-Magnon ? (est ressortie)

Acheflour: Et si nous refusons ?

Merlin: Bah vous refusez qu'est ce que ça peut foutre?Je vous dis que vous faites comme vous voulez.

Pellinor: A, alors est ce que ça reste ouvert?Est ce que c'est ouvert, est ce que c'est ouvert pour heu, pour tous?C'est à dire ceux qui n'ont pas, inventé le gouvernail, est ce qu'ils peuvent quand meme faire leur enquête ?

Merlin: Leur quête.

Pellinor: Leur quoi ?

Merlin: Leur quête. (joint les mains et tente de demeurer calme)

Pellinor: ... Bon alors heu vous de votre côté vous faites heu votre heu, comme vous dites là, et moi je je préfère faire une enquête. On marche comme ça ?

Nonna : (off) Ah non ! Je prends la peine de vous faire des beignets. (elle sort, accompagnée d'un jeune homme aux cheveux noirs) La moindre des choses c'est de rester à table pour les manger. (Perceval reste figé quelques instants sur le pas de la porte)

Perceval: Moi je le fais ça. Je pars à l'aventure ! (tout le monde le dévisage)

Rédigé par ellielove pour Kaamelott Hypnoweb

Kikavu ?

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